Au-delà de la souffrance : comprendre le jeu de la conscience
- Laura Charron

- 26 oct.
- 6 min de lecture
Ce sentiment d'être bloqué, anéanti ou impuissant
Ce sentiment d'être bloqué, anéanti ou impuissant face à certaines épreuves de la vie : l'annonce d'un grave problème de santé d'un proche, un conflit familial profond, des angoisses financières oppressantes, ou ce vide existentiel qui vous enferme dans une boucle d'ennui sans fin, sans direction, sans but qui nourrit vraiment.
À chaque épreuve vient sa leçon, sa lumière, sa compréhension. Difficile de voir les choses ainsi, je sais. Je sais même très bien à quel point c'est dur. En tant qu'humains, nous ne comprenons pas toujours pourquoi ces épreuves nous traversent, pourquoi cette souffrance. Pourquoi être ainsi bloqué, enfermé ? Comment peut-on sombrer aussi profondément dans l'émotionnel alors que d'autres semblent traverser les tempêtes avec sérénité ?
Nos émotions nous informent de la manière dont nous vivons ces événements, ces conflits, ces peurs, ces chocs. On nous dit souvent que le détachement émotionnel permettrait de relativiser.
Mais dans les faits, cela produit souvent l'effet inverse : nous perdons notre intention, notre concentration devient confuse, notre lucidité s'efface. Et notre monde émotionnel s'effondre, nous maintenant dans cet état lourd, plombé. Le sommeil devient agité, les pensées tournent en boucle... Bref, rien ne va dans le sens d'un véritable détachement.
Et si nous prenions de la hauteur ?
Imaginons que nous soyons des êtres énergétiques qui co-créons notre réalité selon une certaine "destinée" que nous aurions choisie avant notre incarnation, avant cette "perte de mémoire" qui nous fait oublier qui nous sommes vraiment et pourquoi nous sommes ici.
Dans cette perspective, il y a un "jeu" (le "je") et un enjeu (ange) pour avancer sur cette Terre. Tout peut s'effondrer autour de nous, nos repères peuvent disparaître. Mais la seule chose qui peut vraiment nous relever, c'est la foi. Cette conscience élargie qui comprend que chaque chose, même la plus douloureuse, a sa raison d'être. Même face aux épreuves qui semblent impossibles à surmonter, il reste cette "foi" – cette part de vous connectée à l'intelligence "divine", rattachée à quelque chose de plus grand, qui vous rappelle que le "jeu" peut être joué différemment.
Comme le disait Einstein : "On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de conscience qui l'a créé."
Imaginez que la "vraie" conscience soit celle qui vous permet d'observer le "je" : votre rôle, vos émotions, vos scénarios, votre corps physique. Ce que vous vivez est le résultat de ce que vous faites avec tout cela – comment vous agissez, parlez, pensez, vibrez.
Rien ne sert de culpabiliser, car ici-bas, rien n'est parfait. La difficulté du "jeu" terrestre réside justement dans cette imperfection : faire avec l'incohérence, la dissonance énergétique, l'imperfection inhérente à la matière. Si nous étions conscience pure, énergie parfaite, nous ne serions pas incarnés.
Nous arrivons ici comme "chargés" – avec un sac à dos rempli d'expériences à vivre, de leçons à intégrer. Le jeu consiste à se décharger progressivement. Votre sac à dos, il faut apprendre à le poser, à lâcher prise, à faire confiance au processus sans résister à ce qui est déjà en mouvement.
Avec un état de calme intérieur et de cohérence énergétique, vous pourrez vivre votre "jeu" en pleine conscience. Et souvent, cette conscience même vous permettra de transcender le jeu, de sortir des schémas répétitifs, et ainsi de transformer ou même d'annuler certaines charges que vous aviez prévu d'expérimenter.
Ces charges déjà prévues
Ces charges déjà prévues, cette "destinée", sont conçues pour vous faire grandir en conscience. Elles vous permettent de libérer des mémoires – personnelles, collectives ou transgénérationnelles – déjà présentes dans votre ADN, inscrites dans vos cellules.
Imaginez maintenant que votre niveau de conscience dépasse cette compréhension limitée. Vous n'avez alors plus besoin de "souffrir" pour libérer ces mémoires, mais simplement de les "détacher" et d'avancer plus librement.
Le détachement devient ainsi un chemin incroyablement guérisseur. Se détacher en conscience des résultats, des attentes, des scénarios que l'on projette – voilà quelque chose de véritablement transformateur. Ce qui vous maintient dans un état désagréable, ce n'est pas la réalité elle-même, mais votre inconscient, votre ego, votre mental qui vous enferme dans une boucle. Cette boucle fonctionne à travers le prisme de votre réalité passée qui se rejoue constamment en vous, colorant même les éventualités du futur avec les teintes de ce qui a déjà été vécu.
Le véritable détachement, c'est la permission de ne plus être influencé ni par le passé ni par le futur. C'est être pleinement conscient du présent et de l'énergie de votre intention qui façonne votre réalité, instant après instant. En étant présent, vous devenez conscient que l'intelligence divine, la "foi", vous en tant qu'être énergétique – construisez sans cesse votre monde.
Vous n'êtes pas victime des événements. Vous êtes créateur, en permanence, par votre état de conscience, par votre présence, par la qualité vibratoire de ce que vous émettez. Et c'est là toute la beauté et la responsabilité du jeu.
Tout en comprenant que les expériences difficiles sont déjà là pour vous accompagner vers une sortie du "je" et vers une augmentation de cohérence – donc d'énergie plus pure, donc de conscience élargie. On en revient toujours au même point : plus vous élevez votre conscience, plus vous transcendez les épreuves sans avoir besoin de les vivre dans la souffrance. C'est un cercle vertueux où la conscience appelle la conscience.
Et surtout, ne culpabilisez pas. Ces chocs, ces expériences que l'on peut juger "négatives", ne sont pas nécessairement créés par votre pouvoir créateur dans l'instant présent. Ils sont souvent influencés par cette "charge" déjà présente avant même votre venue ici – ces mémoires, ces contrats d'âme, ces libérations collectives ou transgénérationnelles que vous êtes venu accomplir. Vous n'avez pas "attiré" ces épreuves par manque de conscience ou par "mauvaise vibration". Elles faisaient partie du terrain de jeu que vous avez choisi pour libérer quelque chose de bien plus grand que vous. C'est votre courage, pas votre échec.
Que ce soit face à la maladie, au deuil, ou à d'autres événements "chocs" qui marquent votre vie, acceptez d'être affaibli un temps. C'est humain, c'est normal, c'est même nécessaire. Mais tout en traversant cette fragilité, gardez contact avec cette partie de vous – intelligente, forte et magnifique – qui vous emmène vers un autre terrain de jeux (je).
Aussi douloureux que cela soit, choisissez de penser en cohérence plutôt qu'en incohérence. La cohérence, c'est l'instant présent, le calme intérieur, la respiration consciente. L'incohérence, c'est le mental qui oscille entre le passé (regrets, traumas) et le futur (angoisses, projections), vous maintenant dans un état perturbé.
Lorsque votre corps retrouve la cohérence avec l'énergie vibrante en vous, toute votre réalité s'accompagne de plus de paix et de liberté d'action. Même si dans l'instant vous avez l'impression d'être dans une prison, enfermé dans un dogme, dans un couloir sans issue – ce n'est que le prisme de votre réalité, et non la réalité elle-même.
La foi, cette connexion à plus grand que vous, est la porte ouverte que nul homme ne peut fermer. Elle est toujours là, accessible, peu importe les circonstances extérieures. C'est votre ancrage inébranlable au cœur de la tempête.
Certains passages de vie, ces "chocs" qui nous sidèrent, nous figent souvent dans la stupeur et la douleur. Face à ces moments, la première étape est d'accepter de ressentir ce que vous ressentez – pleinement, sans jugement, sans résistance.
Puis, doucement, poussez vos pensées vers une conscience élargie. Dans un premier temps, observez simplement vos pensées. Regardez-les défiler comme des nuages dans le ciel. Cette observation seule vous permettra de les influencer autrement, de créer un espace entre vous et elles.
Trouvez une cohérence intérieure, une acceptation de l'expérience vécue en prenant de la hauteur. Observez-vous. Observez la situation comme si vous la regardiez de l'extérieur. Prenez de la hauteur et respirez – profondément, consciemment. Vivez vos émotions, laissez-les vous traverser comme des vagues. Ne les retenez pas, ne les réprimez pas.
Mais gardez toujours en vous cette vérité essentielle : vous n'êtes pas cette expérience, vous n'êtes pas ce choc, vous n'êtes pas ces émotions.
Vous êtes bien plus que cela. Vous êtes la conscience qui observe. Vous êtes l'être éternel qui traverse l'expérience humaine. Et c'est dans cette reconnaissance profonde que réside votre véritable liberté.
Et vous, comment traversez-vous vos tempêtes ? Partagez ce texte, laissez un cœur, ou partagez votre expérience en commentaire. Nous cheminons ensemble
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